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PROPOS DE L'APICULTURE ECOLOGIQUE
Article n° 17
IMPORTANCE
DU NOMBRE '21'
DANS LE MODE DE VIE DE L'ABEILLE SAUVAGE
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21
, le "nombre" des abeilles
Ce nombre impair "21" se retrouve curieusement tout au long
de l'évolution de l'abeille, de sa naissance à sa mort,
et intervient même dans la construction des rayons de cire.
Cela ressemble tellement à une donnée mathématique
quelque peu mystérieuse, que dans le livre "L'apiculture écologique
de A à Z ", on parle de la formule des "4 x 21".
Le
nombre " 21 " dans l'évolution de l'abeille
C'est dans cette évolution que l'on va retrouver les 3 premières
séquences de cette formule des 4 x 21.
Première séquence de 21 jours ou 1er "21"
II s'agit de la première phase ou période de la vie d'une
abeille qui va de l'œuf à son premier jour, jusqu'à
la naissance de l'insecte.
Cette phase de 21 jours pendant laquelle s'effectue la métamorphose
de l'abeille avant sa naissance se décompose en 7 périodes
d'évolution:11
1. l'œuf
du 1er au 3ème jours.
2. la larve du 4ème au 8ème jour.
3. le cocon du 9ème au 11ème jour.
4. le cocon au repos du 12 au 14ème jour.
5. la nymphe du 15ème au 19ème jour.
6. l'imago au 20ème jour.
7. la naissance de la jeune abeille au 21ème jour.
Deuxième
séquence de 21 jours ou 2ème "21"
II s'agit ici de la première phase de la vie active de l'abeille
qu'elle passe pour sa majeure partie à l'intérieur de la
ruche.
Durant cette période qui dure également 21 jours, l'abeille
va assumer plusieurs fonctions bien précises et pendant des durées
très précises également.
Elle est ainsi successivement:
1. nettoyeuse
du 1er au 5ème jour
2. nettoyeuse mais devient nourrice du 5ème au 7ème jour
3. nourrice du 8ème au 10ème jour
4. nourrice mais devient cirière du 11ème au 13ème
jour
5. cirière du 14ème au 18ème jour
6. cirière mais devient butineuse du 19ème au 21ème
jour
Les périodes intermédiaires 2, 4, 6 étant des périodes
d'évolution où l'abeille peut assumer l'une ou l'autre tâche
suivant les besoins de la colonie.
Troisième séquence de 21 jours ou 3ème "21"
Cette troisième phase correspond à la troisième et
dernière partie de la vie d'une abeille. Elle se décompose
en deux périodes pendant lesquelles les abeilles sont successivement:
1. Butineuses
et encore cirières du 1er au 5ème jour de cette période.
Soit du 22 au 26ème jour de la vie active de l'insecte.
Abeilles affectées à des travaux divers de construction,
de prospection, de butinage, récolte de propolis, garde, etc.
Ce sont d'ailleurs ces abeilles qui accompagnent l'essaim dans son vol
migrateur et qui restent avec lui.
2. Butineuses à part entière du 6ème jour de cette
période jusqu'à leur mort qui intervient généralement
à partir du 21ème jour, soit au 42ème jour de la
vie de l'abeille, et ce, jusqu'au 45ème jours environ.
Je dis bien généralement car dans certaines conditions exceptionnelles,
ces 42 jours sont sensiblement prolongés.
En hiver par exemple où l'abeille hiverne pour perpétuer
la vie de l'espèce, et dans la ruche écologique après
un transvasement lorsque la colonie bénéficie de la gelée
royale qui est distribuée à chaque individu.
Le nombre "21" également dans les constructions
Ce n'est pas un hasard si les hausses de la ruche Warré originale
et celles de la ruche écologique ont une hauteur de 21 cm.
Cette dimension découle d'observations réalisées
sur l'essaim sauvage et sur la construction des rayons de cire dans une
ruche naturelle comme celle constituée par exemple, par un tronc
d'arbre creux.
Ces 21 cm correspondent à la hauteur moyenne des rayons de cire
dans ces ruches naturelles pour autant que les abeilles disposent de la
place nécessaire pour effectuer sans obstacle leurs constructions.
Cette dimension a été vérifiée entre autres,
lors de la mise au point de la ruche écologique par des essais
réalisés avec des hausses d'une hauteur supérieure
dans lesquelles les abeilles arrêtèrent généralement
leurs constructions à plus ou moins 21 cm, à quelques millimètres
près.
Comment cette mesure est elle prise, c'est tout aussi mystérieux
que lors de la construction géométrique parfaite des alvéoles,
mais le fait est là.
En
guise de conclusion
En observant très soigneusement cette abeille sauvage, on constate
que toute sa vie repose sur des règles très précises
comme cette formule des 4 x 21 et bien d'autres, et que le non respect
de ces règles ou l'entrave mise à l'une d'entre elles, entraîne
immanquablement des perturbations imprévisibles.
Dès lors, compte tenu des conditions déplorables dans lesquelles
nous faisons vivre les abeilles qui ont été domestiquées
et pour certaines, carrément mises en esclavage, il ne faut pas
s'étonner que leur état de santé ait périclité
et que nous soyons au bord d'une catastrophe écologique.
L'homme en porte l'entière responsabilité, et non content
de s'être lourdement trompé, il persévère,
son orgueil démesuré l'empêchant de reconnaître
ses torts et de se corriger vis à vis d'un insecte pourtant merveilleux,
mais qu'il ne considère que par le profit qu'il peut en faire.
Auteur :
Jean-Claude Guillaume
Ouvrage
de référence (nouveau) :
L'APICULTURE ECOLOGIQUE de A à Z.
M. Jean-Claude GUILLAUME
35, Avigunda del Romaguer
66740 VILLELONGUE-DELS-MONTS
FRANCE
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