A
PROPOS DE L'APICULTURE ECOLOGIQUE
Article
n° 4
DESCRIPTION
DE LA RUCHE ECOLOGIQUE
Pourquoi
cette ruche est-elle écologique ?
Parce que sa conception découle de l'étude de l'essaim
sauvage et de son comportement naturel, et qu'elle reproduit très
bien les conditions qu'il rencontre dans un arbre creux ou autre habitat
du même genre.
Cette conception permet en outre à l'apiculteur d'apporter aux
abeilles ce qui leur manque du fait de leur sédentarisation dans
une ruche.
Dans celle-ci, les abeilles vivent comme à l'état sauvage
en se nourrissant exclusivement du miel qu'elles fabriquent et du pollen
qu'elle récolte. L'apiculteur ne prenant qu'une partie du miel
produit qui est d'une très grande qualité et qui n'a pas
d'équivalent actuellement sur le marché
Par la méthode mise en application, cette ruche permet aux abeilles
de lutter efficacement et de façon naturelle contre les maladies
et les parasites, et aucun produit chimique n'y est introduit. Le traitement
anti-varroa se faisant à part dans un décontaminateur
que nous verrons ultérieurement.
Expériences
qui ont amené à concevoir cette ruche.
Des essaims ont été introduits dans des ruches confectionnées
dans des troncs d'arbres creux, dans des ruches expérimentales
comportant des tuyaux en plastique transparent pour examiner attentivement
leur comportement à l'état sauvage.
On a pu observer ainsi en détails leur façon de vivre
et déterminer avec précisions les mesures idéales
d'une ruche sur mesure.
Le résultat de ces expériences a rejoint les théories
de l'abbé Warré qui avait déjà étudié
dans cette voie là il y a plus de cent ans et qui avait conçu
une ruche qui était presque parfaite.
Ruche qui n'a pas eut beaucoup de succès car difficile à
suivre.
L'ancêtre
de la ruche écologique
La ruche écologique conçue par Jean-Marie Frèrès
est finalement une ruche Warré qui a subit quelques modifications
pour permettre de la suivre très facilement.
Cette ruche Warré, qui est donc l'ancêtre de la ruche écologique
présentait les mêmes mesures, le même principe de
fonctionnement, mais elle était totalement fermée comme
toutes les ruches et son concepteur n'avait pas expliqué en détails
la façon de la conduire qui est toute différente de celle
des ruches modernes, et le pourquoi de sa conception particulière.
Et c'est cela qui a perturbé les apiculteurs qui n'ont pas compris
que cette ruche" fonctionnait" différemment.
Jean-Marie Frèrès ayant repris les études faites
par l'abbé Warré et étant arrivé aux mêmes
conclusions, il a voulut en gardant son nom à cette ruche, honorer
son inventeur d'alors qui n'était pas bien loin d'avoir trouvé
la ruche idéale.
Conception
de la ruche écologique
Jean-Marie Frèrès a construit plusieurs modèles
de ruche sur base de cette ruche Warré avant d'avoir confirmation
que les mesures de cet ancêtre étaient finalement optimales.
Plusieurs expériences ont été nécessaires.
Ensuite il a buté sur le problème du suivi de cette ruche
et a imaginé de munir les hausses de petites vitres qui lui permettraient
de voir à l'intérieur.
Il n'en fallait pas plus pour rendre son fonctionnement tout à
fait clair et permettre
d'élaborer toute une procédure découlant des observations
réalisées.
Sachant ce qu'il fallait observer et ce qu'il fallait en déduire,
il lui a été facile ensuite d'en écrire le "mode
d'emploi".
Description
de la ruche écologique
Elle se compose de trois éléments qui s'ajustent ensemble
et qui sont interchangeables.
a) Le plancher
C'est un plateau en planches dans lequel est incorporée la planche
de vol et le trou de vol. Il repose sur quatre pieds tubulaires de 100
mm de haut. Ces pieds étant des protections contre les fourmis
et autres indésirables si on prend la précaution supplémentaire
de les faire reposer dans de petites boîtes à conserve
dans lesquelles on verse un peu de gasoil. C'est une barrière
infranchissable.
l) La hausse
C'est une boîte carrée de dimensions très précises
et impératives (300 mm de côté à l'intérieur
et 210 mm de haut) munie d'une vitre et d'un couvre vitre sur la partie
arrière. Cette hausse comporte 8 lattes sous lesquelles seront
construits les rayons de cire.
c) Un toit
II peut être plat ou à deux pentes selon les goûts;
le toit plat conçu par Jean-Marie Frèrès étant
le plus simple à réaliser et très fiable.
Il comporte le système d'aération réalisé
par une ouverture circulaire de 60 mm sur chacun des côtés
et une isolation assurée par un coussin mobile permettant le
cas échéant d'ajouter temporairement un nourrisseur, ce
qui est rarement nécessaire dans cette ruche.
Le toit plat a l'avantage de pouvoir recevoir facilement une grosse
pierre ou une dalle de béton 30 x 30 qui lui assure une très
bonne stabilité en cas de grand vent.
Cette précaution fait partie des mesures à prendre lors
de la préparation à l'hivernage.
Constitution
d'une ruche
Une ruche de base est normalement constituée d'un plancher, de
deux hausses et d'un toit qui sont empilés les uns sur les autres.
La partie vitrée des hausses étant en principe dirigée
vers l'arrière. C'est le montage classique.
Lorsque nous parlerons de la régulation température humidité,
nous verrons qu'il est possible de modifier exceptionnellement ce montage
et de placer les hausses avec leur vitres sur le côté.
Entre le toit et la hausse supérieure on insère un carré
de moustiquaire qui constitue à la fois l'élément
essentiel de la régulation température et humidité
et également une réserve conséquente de propolis.
Nous reviendrons ultérieurement en détails sur cette régulation
qui est remarquable et un atout majeur de cette ruche.
Lors du montage, il est important de bien aligner les éléments
car ils vont ensuite être soudés les uns aux autres par
les abeilles qui utilisent pour cela de la propolis.
A la belle saison, cette ruche de base est ensuite agrandie au fur et
à mesure des besoins, le nombre total de hausses étant
fonction de la situation géographique du rucher, du climat, et
de la flore qui est à la disposition des abeilles.
Dans les Ardennes belges, là où cette ruche a été
expérimentée, les ruches n'ont jamais eu plus de trois
hausses, mais avec des conditions plus favorables, ce nombre de hausses
peut augmenter sensiblement, voir doubler, ce qui augmente la production
bien entendu.
Il est à noter que l'agrandissement de la ruche se fait par le
bas en interposant une hausse vide entre les hausses existantes et le
plancher. Ce qui ne présente pas le moindre problème.
Pour l'hivernage, on revient à la ruche de base à deux
hausses dès la récolte du miel. Ces deux hausses remplies
de miel permettront aux abeilles de passer l'hiver sans aucun problème.
Auteur : Jean-Claude
Guillaume
Ouvrage
de référence (nouveau) :
L'APICULTURE ECOLOGIQUE de A à Z.
M. Jean-Claude GUILLAUME
49 Le Romaguer
66740 VILLELONGUE-DELS-MONTS
FRANCE |
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